Le doyen de l’Académie française, l’écrivain René de Obaldia, est mort ce jeudi 27 janvier 2022 à Paris à l’âge de 103. La nouvelle a été confirmée par cette prestigieuse institution dont il était membre depuis 2019 en succédant à Julien Green (22e fauteuil). On ignore jusqu’à présent les circonstances de son décès.
« Le Secrétaire perpétuel et les membres de l’Académie française ont la tristesse de faire part de la disparition de leur confrère, M. René de Obaldia, décédé le 27 janvier à Paris. Il était âgé de cent trois ans. », a annoncé l’Académie Française.
Dramaturge, romancier et poète, René de Obaldia était l’un des écrivains de théâtre les plus joués au monde depuis 50 ans.
Né à Hong Kong d’un diplomate panaméen et d’une mère française le 22 octobre 1918, René n’a jamais connu son père que sa mère a quitté après sa naissance pour rentrer en France.
Au cours de sa florissante carrière, sa production littéraire lui a valu de nombreux prix et distinctions. Citons, entres autres, Le Grand prix de l’Humour noir Xavier-Forneret pour La Passion d’Émile (1956), le Prix de la critique dramatique pour Génousie (1960), le Grand prix du disque de l’Académie Charles Cros (1978), le Grand prix du théâtre de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre (1985), le Grand prix de littérature dramatique de la ville de Paris (1991), le Prix du PEN club français pour l’ensemble de son œuvre (1992), le Prix de la langue française (1996), le Grand prix de poésie Pierrette-Micheloud pour l’ensemble de son œuvre (2008), officier de la Légion d’honneur, commandeur des Arts et lettres, officier de l’ordre national du Mérite, Commandeur de l’ordre de Balboa et Grand Croix Manuel Amador Guerrero (la plus haute distinction honorifique du Panama).
Son œuvre, qui reste une richesse et un héritage pour toute l’humanité, a été traduite en près de 30 langues.
27 janvier 2022
Les funérailles de Desmond Tutu ont eu lieu après une semaine d’hommages
Les funérailles de Desmond Tutu, l’un des symboles de la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud et lauréat du prix Nobel de la paix, ont eu lieu ce 1 janvier 2022 à la cathédrale anglicane Saint-Georges du Cap.
Comme l’a toujours voulu l’archevêque à la robe violette, la cérémonie funèbre était très simple, épurée et confidentielle.
Le départ pour l’au-delà de l’archevêque anglican a déclenché une vague d’hommages honorant l’une des dernières icônes de cette génération.
« L’archevêque Desmond Tutu était un mentor, un ami et une boussole morale pour moi et pour tant d’autres. Esprit universel, l’archevêque Tutu était ancré dans la lutte pour la libération et la justice dans son propre pays, mais également préoccupé par l’injustice partout. Il n’a jamais perdu son sens de l’humour et sa volonté de trouver de l’humanité chez ses adversaires, et il nous manquera beaucoup à Michelle et moi. », a déclaré l’ancien président américain, Barrack Obama, sur son compte Twitter.
Dans son éloge funèbre, le président Cyril Ramaphosa a décrit Tutu comme « le père spirituel de notre nouvelle nation ».
Considéré à juste titre comme l’une des forces motrices du mouvement visant à mettre fin à la politique de ségrégation raciale et de discrimination appliquée par le gouvernement minoritaire blanc contre la majorité noire en Afrique du Sud de 1948 à 1991, Tutu est mort le dimanche 26 décembre 2021 à l’âge de 90 ans.
1 janvier 2022
António Guterres reconduit à la tête de l’ONU comme secrétaire général
António Guterres a été reconduit à la tête de l’ONU comme secrétaire général pour un mandat de cinq ans.
Monsieur Guterres, qui occupe cette fonction depuis 2017, a été nommé ce vendredi 2021 par l’Assemblée générale des Nations Unies pour un deuxième mandat allant du premier janvier 2022 au 31 décembre 2026.
« Je suis profondément honoré et reconnaissant de la confiance placée en moi pour servir en tant que Secrétaire général des Nations Unies pour un second mandat », a annoncé M. Guterres sur son compte Twitter.
I am deeply honoured and grateful for the trust placed in me to serve as the Secretary-General of the United Nations for a second term.
Serving the @UN is an immense privilege and a most noble duty.
— António Guterres (@antonioguterres) June 18, 2021
Dans son intervention après sa nomination, il s’est dit très reconnaissant envers son pays, savoir le Portugal, de l’avoir proposé à nouveau pour occuper ce poste. Il en a profité pour annoncer les grands défis mondiaux auxquels s’attaquer. Citons, entre autres :
- la sortie de crise et la reprise socioéconomique équitables après les multiples dégâts causés par la pandémie de COVID-19 (chaumage, pertes de protection sociale, pauvreté en hausse;
- le dérèglement climatique ;
- la perte de la biodiversité ;
- la pollution environnementale ;
- les inégalités croissantes, y compris de genre, le recul des droits humains ;
- l’absence de régulation dans le cyberespace ;
- une fracture numérique grandissante ;
- l’évolution de la nature des conflits ;
- la probabilité de futures pandémies et d’autres risques mondiaux existentiels
« Notre plus grand défi – et en même temps notre plus grande opportunité – est d’utiliser cette crise comme une chance pour renverser la situation, pivoter vers un monde qui tire des leçons, se remet plus juste, plus vert et plus durable, et va de l’avant avec beaucoup plus de coopération mondiale efficace pour répondre aux préoccupations mondiales. », a-t-il souligné.
18 juin 2021




