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Le président haïtien Jovenel Moïse assassiné dans sa résidence privée à Pèlerin

Le président haïtien Jovenel Moïse a été assassiné dans sa résidence privée à Pèlerin, Pétion-Ville, Haïti, dans la nuit du mardi 6 au mercredi 7 juillet 2021 à 1 heure du matin. Sa femme, Martine Moïse, en est sortie blessée et reçoit pour le moment des soins que nécessite son cas dans un hôpital.

Blessé mortellement, Jovenel Moïse a par la suite succombé à ses blessures.

La nouvelle a été confirmée par Dr. Claude Joseph, Premier Ministre a.i, dans un communiqué publié par la Primature.

« Un groupe d’individus non identifiés, dont certains parlaient en espagnol, ont attaqué la résidence privée du Président de la République et ainsi blessé mortellement le Chef de l’Etat », a expliqué Dr. Claude Joseph. « Condamnant cet acte odieux, inhumain et barbare, le Premier Ministre a.i, le Dr. Claude Joseph, et le CSPN appellent la population au calme. La situation sécuritaire du pays est sous le contrôle de la Police Nationale d’Haïti et des Forces Armées d’Haïti. »

Né le 26 juin 1968, le 58ème président d’Haïti, Jovenel Moïse, est mort au pouvoir à l’âge de 53 ans.

7 juillet 2021

 

Les funérailles nationales du Président haïtien assassiné, Jovenel Moïse, célébrées ce 23 juillet 2021 au Cap-Haitien

Les funérailles nationales du Président haïtien assassiné, Jovenel Moïse, ont été célébrées ce vendredi 23 juillet 2021 au Cap-Haitien, la deuxième ville d’Haïti.

Le cercueil du défunt était recouvert du bicolore et de l’écharpe présidentielle.

« Pour avoir été longtemps une victime, il connaissait bien les vices de ce système pourri et injuste dont personne avant lui n’a voulu parlé, ce système auquel peu avant lui ont voulu s’attaquer. Alors qu’il a décidé de se lancer dans cette bataille pour le changement, il s’est retrouvé du jour au lendemain avec tout le système en bloc en face de lui », a expliqué Martine Moïse, la veuve du Président Jovenel Moïse, dans ses propos de circonstance. « Quel crime as-tu commis pour mériter un tel châtiment », s’est-t-elle adressée au défunt, soulignant qu’elle ne voulait « ni vengeance, ni violence ».

Tenue dans les jardins de la résidence privée de la famille, la cérémonie a été placée sous haute sécurité à cause des tensions qui régnaient déjà dans le Nord depuis la veille. Tout au long de la cérémonie, des manifestants et sympathisants du défunt scandaient des propos injurieux à l’égard de Léon Charles, le Directeur de la Police Nationale d’Haïti, qu’ils accusaient d’être complice dans l’assassinat du Président. Ils ont également dénoncé la présence d’autres autorités et criaient justice pour le Président assassiné. Des tirs ont été entendus et les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène pour tenter de calmer la tension.

Plusieurs délégations étrangères et représentants du corps diplomatique ainsi que des membres du gouvernement haïtien qui étaient présents pour rendre un dernier hommage au Président Moise ont laissé la cérémonie avant sa fin. Citons, entre autres, la délégation américaine et la délégation canadienne.

Après la cérémonie, des scènes de pillage de magasins ont été enregistrés non loin de l’habitation de Jovenel Moïse.

Rappelons que le Président Moïse a été assassiné par un commando armé dans la nuit du mardi 6 au mercredi 7 juillet 2021 dans sa résidence privée à Pèlerin 5, Pétion-Ville, Port-au-Prince, vers 1 heure du matin.

23 juillet 2021

 

Mario Palacios, principal suspect dans l’assassinat du président Jovenel Moise, est en détention aux Etats-Unis

L’un des principaux suspects dans l’assassinat du président Jovenel Moise, Mario Antonio Palacios Palacios alias « Floro », est en détention à Miami. Des agents du département de la sécurité intérieure des États-Unis ont procédé à son arrestation ce mardi matin à son arrivée au Panama, alors qu’il était en route pour son pays, la Colombie.

Il a été immédiatement transféré à Miami.

L’ancien officier de l’armée colombienne est accusé par la justice américaine de « complot en vue de commettre un meurtre ou un enlèvement en dehors des États-Unis et d’avoir fourni un soutien matériel ayant entraîné la mort, sachant ou ayant l’intention qu’un tel soutien matériel serait utilisé pour préparer ou exécuter le complot en vue de tuer ou d’enlever ».

Les autorités jamaïcaines l’ont arrêté et mis en détention en octobre 2021. Selon elles, Palacios était entré de manière irrégulière sur leur territoire. Haïti a par la suite fait une demande officielle auprès de la Jamaïque et de la Colombie en vue de son extradition. Mais au lieu de cela, la Cour Suprême de la Jamaïque a ordonné sa libération et son rapatriement.

Mario Antonio Palacios Palacios a comparu devant un juge fédéral à Miami cet après-midi, mais il n’a pas plaidé coupable. Il doit à nouveau comparaitre devant le tribunal le 31 janvier prochain.

N’ayant aucune charge contre lui dans son pays, Mario Palacios Palacio aurait pu vivre en homme libre s’il avait pu atteindre la Colombie.

4 janvier 2022