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Guerre des gangs en Haïti : deux journalistes en sont sortis assassinés

Deux journalistes haïtiens ont été assassinés le jeudi 6 janvier 2022 à Laboule 12, périphérie de Port-au-Prince. John Wesley Amady de Écoute FM et Wilguens Louissaint ont été exécutés par des hommes armés d’un gang rival alors qu’ils étaient en route pour interviewer le chef d’un autre gang connu sous le nom de Ti Makak.

Un autre journaliste qui les accompagnait a réussi à s’échapper de justesse, notamment grâce à l’aide de riverains. Les cadavres des victimes ont été récupérés aujourd’hui.

La semaine dernière (1 janvier), lors d’une tentative pour reprendre le contrôle de la situation, le Responsable du Sous-Commissariat de Thomassin a été tué par le gang de Ti Makak. En effet, l’inspecteur divisionnaire de la Police Nationale d’Haïti (PNH), Dan Jerry Toussaint, a été atteint par balle lors d’une opération policière dans la localité de Fessard, à Laboule 12. Environ six mois après une intervention menée par la PNH (23 juin 2021) que l’institution a qualifié de réussie, les bandits semblent continuer à défier les forces légales du pays.

7 janvier 2022

 

Haïti insécurité : Médecins Sans Frontières contraint de suspendre temporairement les activités de son Centre d’urgence et de stabilisation à Cité Soleil

Médecins Sans Frontières (MSF) a annoncé le premier avril dernier que, face à l’insécurité grandissante en Haïti, l’institution fournissant des soins médicaux est contrainte de suspendre temporairement ses activités à Drouillard, une localité de Cité Soleil, le plus grand bidonville du pays.

Cette mesure vient à la suite d’une série d’incidents de violence contre des personnes voulant se rendre dans le Centre d’urgence et de stabilisation de Drouillard et l’incapacité d’avoir une garantie de sécurité pour le personnel et les patients.

« Nous condamnons toutes les formes d’entraves et de violences exercées contre les secours médicaux, nos patients et les membres de notre personnel » explique Thierry Goffeau, chef de Mission de MSF en Haïti. « C’est une douloureuse décision à prendre car ici, nous recevons des blessés victimes de violence nécessitant des soins urgents et vitaux : avec l’interruption des activités, l’accès va se réduire drastiquement alors que les besoins ne font qu’augmenter. »

Les soins continueront d’être administrés dans les autres structures de MSF à Port-au-Prince et ailleurs dans le pays, notamment au CDTI de Turgeau, à l’hôpital de traumatologie et des grands brulés de Tabarre et à la clinique Pran Men m à Delmas 33.

4 avril 2022

 

Haïti insécurité : huit ressortissants turcs enlevés à Croix-des-Bouquets

Huit ressortissants turcs ont été enlevés le dimanche 8 mai dans l’après-midi par des hommes armés près de Port-au-Prince. Ces citoyens turcs venaient dans le pays en autocar de la République dominicaine et se rendaient vers la capitale haïtienne, a annoncé à l’AFP lundi Hugues Josué, le consul honoraire de Turquie en Haïti.

« Pendant leur rapt, pendant qu’ils débarquaient du bus dans lequel ils se trouvaient, ils ont eu le temps de contacter leur organisation », a précisé Hugues Josué. « Ils sont huit et ce sont des coopérants pour une organisation de promotion de l’éducation ».

Selon des informations fournies par le consul, ces turcs ont été enlevés à l’est de Port-au-Prince, entre les communes de Croix-des-Bouquets et de Ganthier. Il s’agit de huit jeunes, cinq hommes et trois femmes, âgés entre 20 et 26 ans. Ils sont membres de l’association haïtienne pour la promotion de l’éducation (AHSAPE) qui travaille depuis 2019 dans le pays et fournit des cours de langues et d’enseignement religieux musulman.

 9 mai 2022

 

Quand les policiers abandonnent la Police Nationale d’Haïti par milliers

Dans une conférence de presse présentée le lundi 9 mai 2022, le Directeur de la Police Nationale d’Haïti (PNH), Frantz Elbé, a confié que 1 013 policiers et 174 employés de l’institution ont été déchargés de leurs fonctions pour abandon de poste et autres.

Cette décision va permettre à l’institution d’augmenter les primes de risques pour les policiers en service à travers tout le pays et au trésor public d’avoir un retour de plus de 267 millions de gourdes.

Ne faudrait-il pas se demander pourquoi il y a tant d’abandon dans une institution de maintien d’ordre qui compte moins de 20 000 policiers ?

10 mai 2022

 

Haïti Kidnapping : l’Hôpital Bernard Mevs ferme ses portes

L’Hôpital Bernard Mevs a annoncé dans un communiqué que les portes de l’institution resteront fermées les jeudi 19, vendredi 20 et samedi 21 mai en cours. Cette décision a été prise, en signe de solidarité à la Société Haïtienne de Pédiatrie, pour exiger la libération de la Docteure Benetty Augustin, kidnappée le 5 mai à Pétion-Ville.

« Les jeudi 19, vendredi 20 et samedi 21 mai en cours […] Une cellule d’urgence sera ouverte uniquement pour les extrêmes urgences. Nous sommes fatigués d’être la proie des kidnappeurs, pendant que nous risquons nos vies pour sauver celles des autres », a précisé l’institution dans ce communiqué.

20 mai 2022

 

Haïti insécurité : un ancien commissaire de la Police Nationale d’Haïti assassiné à Port-au-Prince

L’ancien commissaire de la Police Nationale d’Haïti, Jean Colls Rameau, a été assassiné par balle à Port-au-Prince le samedi 8 janvier 2022 par des individus armés non identifiés.

Monsieur Rameau était dans son véhicule à proximité du Marché Salomon quand des individus armés qui circulaient à moto l’ont attaqué. Son garde du corps et une petite commerçante ont été aussi tués lors de cette attaque. Quant à son chauffeur, il a été atteint de plusieurs projectiles et reçoit jusqu’à présent des soins dans un hôpital.

Depuis plusieurs années, l’insécurité bat son plein dans ce pays caribéen. Le premier janvier dernier, un commissaire divisionnaire de la PNH, Dan Jerry Toussaint, a été tué lors d’une opération tentant de reprendre le contrôle de Laboule 12, une localité de Pétion-Ville.

9 janvier 2022

 

Haïti insécurité : Un commissaire de police assassiné par balle à Tabarre

Le commissaire de police Evangelot Bact a été assassiné par balle devant sa résidence à Tapage, Tabarre, le mardi 18 octobre 2022, après 27 ans de services.

Selon les premières informations communiquées par l’institution policière dans une note de presse, le commissaire a été crapuleusement abattu dans une embuscade.

« Il était très impliqué et s’était distingué par son sens de leadership et d’engagement dans les opérations d’envergure menées par la PNH contre le grand banditisme, notamment contre le gang des “400 Mawozo” et la bande de criminels dirigés par Vitelom Innocent », souligne la Direction Générale de la PNH dans la note.

La PNH en a profité pour partager ses condoléances aux membres de sa famille durement éplorée et s’incliner devant la dépouille de ce « cadre exemplaire ».

Jean Wesnel Edrouine Pervil, président du conseil municipal de la Croix-des-Bouquets, dit avoir appris que le commissaire Bact a été alerté de la présence d’un individu suspect devant sa résidence privée. « Cet individu était en train de filmer le domicile du commissaire avec son téléphone portable. Après des échanges houleux, l’individu a dégainé son arme à feu et a tiré à deux reprises sur le Commissaire principal », a rapporté le maire.

Né le 2 juin 1968, Evangelot Bact, issu de la troisième promotion de la Police nationale d’Haïti, était le commissaire principal de la commune de la Croix-des-Bouquets.

20 octobre 2022

 

Guerre des gangs : Médecins Sans Frontières contrainte de quitter Martissant

L’Organisation médicale Médecins Sans Frontières (MSF) a annoncé le 2 aout 2021 qu’elle a été obligée de fermer ses portes à Martissant 25, à cause de la persistance de la guerre des gangs, après y avoir passé 15 années de manière continue.

Selon une note publiée par cette institution, cette décision a été prise un mois avoir suspendu temporairement ses activités.

« Incapable d’avoir une garantie de sécurité pour son staff et ses patients, et voulant attirer l’attention sur la situation insoutenable à Martissant, MSF y a initialement suspendu ses activités pour une semaine, du 28 juin au 5 juillet 2021. Aujourd’hui, un mois après, la situation perdure, l’Organisation médicale humanitaire se voit obligée de mettre les clés sous la porte. », explique MSF

Rappelons que la guerre des gangs a débuté le 1er juin 2021, contraignant des milliers de personnes de Matissant et de Fontamara à laisser la zone pour se réfugier chez des amis, des parents, au Centre Sportif de Carrefour, ou ailleurs. Depuis, de nombreuses personnes sont mortes, d’autres en sont sorti gravement blessées.

3 août 2021

 

Les funérailles de la journaliste et militante politique, Marie Antoinette Duclaire, célébrées le 24 juillet 2021

Les funérailles de Marie Antoinette Duclaire, la journaliste et militante politique de 33 ans lâchement assassinée dans la nuit du 29 au 30 juin dernier, ont été célébrées à la paroisse Sainte-Jeanne de Chantal, dans le département du Sud d’Haïti, le samedi 24 juillet 2021, un jour après celles du Président Jovenel Moïse.

C’était l’occasion pour des centaines de personnes, dont les membres de sa famille, des amis, des camarades de combat, des journalistes, d’anciens parlementaires, des autorités locales, de lui rendre un dernier hommage.

« Ma sœur a été exécutée pour ses convictions, son idéologie, mais surtout pour sa détermination à défendre la cause des plus faibles », a déclaré Widlande Duclaire, sœur de la défunte, qui était plongée dans une grande désolation.

Elle en a profité pour unir sa voix à celle du célébrant principal de la cérémonie, Monseigneur Jacques Antoine Coulanges, des autres membres de la famille, amis et sympathisants éplorés, pour demander justice pour Netty.

L’on se rappelle, Marie Antoinette Duclaire, porte-parole du groupement politique dénommé “Matris Liberasyon”, a été assassinée dans la nuit du mardi 29 au mercredi 30 juin 2021 à Christ-Roi, Port-au-Prince, alors qu’elle rentrait chez elle. Cette nuit-là, au moins dix-neuf personnes ont été abattues à Port-au-Prince, dont deux journalistes, Diego Charles et Marie Antoinette Duclaire, selon un rapport du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH).

25 juillet 2021

 

Guerre des gangs en Haïti : une succursale d’une banque commerciale vandalisée

Une succursale d’une banque commerciale haïtienne a été vandalisée dans la nuit du 21 au 22 juin 2021. Il s’agit de la succursale de la Sogebank sise à Martissant (3ème circonscription de Port-au-Prince), zone qui est le théâtre d’affrontements entre gangs armés depuis le premier de ce mois.

« La Sogebank confirme que sa succursale de Martissant, fermée depuis le 4 juin 2021 en raison de la situation précaire qui prévaut dans la zone, a été vandalisée dans la nuit du 21 au 22 juin. », publie la Sogebank dans un avis en français et en créole.

Ils ajoutent que, au moment de la publication de l’avis, ils ne sont pas en mesure d’évaluer l’étendue des dommages.

Soulignons qu’au cours de ces deux dernières semaines, plusieurs entreprises ont été pillées, vandalisées ou attaquées dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince. Citons, entre autres, Marché-Ti Tony, Kay Zo Distribution, Universal Motors.

L’Association des Industries d’Haïti (ADIH) a, dans une note, déploré et condamné de tels actes qui ont causé d’énormes pertes matérielles, financières et en vies humaines, ce qui est un coup dur pour les entrepreneurs et investisseurs.

« L’ADIH est sidérée par l’impuissance et l’incapacité du Gouvernement, tenu de SERVIR et PROTEGER la Nation, à rétablir l’ordre et la paix dans le pays », peut-on lire dans la note de sympathies de l’Association des Industries d’Haïti. « Il est inconcevable que le pays soit livré aux mains de “Gangs Armés” qui sèment la terreur. »

A quand la fin du règne des gangs armés en Haïti ?

25 juin 2021

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